16/07/2021

Interview de Dan Djorno pour le journal spécialisé En Toute Sécurité

« Groupe DFM se renforce dans la sécurité électronique »

« La part de la sécurité électronique devrait passer de 5% aujourd'hui à 20% d’ci cinq ans » Dan Djorno, cofondateur associé du Groupe DFM


Spécialisée initialement dans les secteurs de l'informatique, des télé­communications et de l'impression, l'entreprise renforce sa présence dans la sécurité élec­tronique. Pour preuve, après l'acquisition en 2020 de la société RVJ (1 M€ de CA, quatre sa lariés et partenaire de Securitas), la société a acquis en mai dernier Alarme & Domotique, di­rigée par Patrick Duruflé, générant 0,8 M€ de CA et comptant quatre salariés.

« Pour la partie sécurité électronique, nous avons sorti un CA 2079 de 0,8 M€, d' 1,7 M€ en 2020 et tablons sur un objectif de 2,5 M€ cette année. Notre objectif, à trois ans, est d'atteindre 10 M€ de CA. Nous souhaitons que cette branche du Groupe DFM prenne une part de 20% du CA global dans les cinq prochaines années pour atteindre un CA groupe de 100 M€, soit 20 M€ pour la sécurité électronique. », explique Dan Djorno, l'un des cofondateurs et gérants, au cours d'un entretien accordé à En Toute Sécurité.

Se concentrant à la fois sur une croissance organique et externe, Groupe DFM affirme être encore en phase d'acquisition d'autres sociétés. L'entreprise précise travailler avec un cabinet de fusion-acquisition pour continuer de prospecter. Le projet repose en effet sur la convergence entre les différents pôles de l'entreprise pour « avoir une vision à 360 degrés de nos savoir-faire », poursuit Dan Djorno.

Outre cette politique assez intensive de ra­chats, Groupe DFM, qui possède déjà quatre agences sur le territoire (Marcq-en-Baroeul dans le Nord, La Garde en région PACA, Lyon et le siège à Créteil), souhaite rééquilibrer ses métiers en termes de CA. « Pour l'instant, 60% du CA repose sur l'impression, 20% sur les télécoms, 75% sur l'in­formatique et 5% sur la sécurité électronique », détaille Dan Djorno.

L'acquisition d'Alarme & Domotique permettra d'ailleurs de gonfler le portefeuille clients de 400 sociétés, notam­ment des acteurs de la grande distribution. Dans la partie sécurité électronique, le contrôle d'accès représente moins de 10% du CA du département, 30% pour la partie alarme anti-intrusion, 60% pour la vidéosurveil­lance et moins de 5% pour les PTI et DATI.  

Priorité au marché français

Se considérant comme un poids léger dans un marché de la sécurité électronique « énorme », Groupe DFM ne prévoit pas de s'installer à l'étranger. « Nous sommes encore petits dans un marché gigantesque et avons une marge de progression très importante », confie Dan Djorno. L'entreprise concentre donc ses efforts sur le territoire hexagonal. « Nous avons un regard pour nous implanter en Occitanie, en Bretagne et ce en fonction des occasions de croissance externe. Il s'agit d'avoir un maillage complet du territoire », développe l'associé cofondateur.

Bien que le groupe ait pénétré ce marché depuis seulement deux ans, il justifie déjà de clients dans divers domaines : réseaux de distribution dans le secteur automobile, un grand acteur français de distribution de machines à café, un groupe national de la logistique ainsi qu'une des plus grosses pharmacies parisiennes, entraînant des « enjeux stratégiques forts en termes de sécurité », souligne l'associé cofondateur.

L'entreprise s'appuie également sur des par­tenariats bien ancrés : Securitas, Vanderbilt, Hikvision, iLoq, Foxstream et Hanwha Techwin. En tant qu'installateur et intégrateur avec une valeur de conseil, Groupe DFM ne souhaite pas de « parti pris » et réfléchit à la création de son propre centre de télésur­ veillance pour répondre aux demandes de 3 000 à 5 000 clients, qui viendrait en appui du centre d'appel déjà existant.

Créé en 2002 par Dan Djorno, Franck Makaci et Mikaël Guenni, Groupe DFM compte près de 250 salariés avec « de nombreux recrutements en cours ». Un peu plus de vingt personnes ont d'ailleurs été affectées au département de la sécurité électronique. La société cherche à embaucher des com merciaux, des administratifs, des profils pour les fonctions support et des techni­ciens. Concernant la répartition du capital, Bpifrance y était présente de 2014 à 2021, ce qui a permis à l'entreprise d'intégrer, de 2017 à 2019, le programme accélérateur des PME proposé par la banque publique.

Les trois associés fondateurs, restent au­jourd'hui les actionnaires majoritaires. Le groupe ne prévoit pas de levée de fonds dans l'immédiat. « Nous sommes suffisamment solides, les banques nous font confiance et nous arrivons à acquérir en toute indépen­dance», assure Dan Djorno. A l'échelle du groupe, l'entreprise a généré 38 M€ de CA en 2020 et prévoit 42 M€ pour cette année. Objectif qui devrait être « légèrement dépassé », confie le co-fondateur.